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Le bouddhisme est-il la pire tradition spirituelle pour une union ?

On pourrait a priori croire que le bouddhisme est la pire tradition spirituelle pour soutenir une union, puisqu'une des « trois caractéristiques de l’existence » dans sa philosophie est l’impermanence… et qu’envisager une relation ou un mariage sous le signe de l’impermanence pourrait sembler quelque peu problématique.

Et pourtant ! N’est-il pas souhaitable de voir la réalité telle qu’elle est, pour planter les bonnes graines au bon moment ? En quoi la naïveté et les illusions aideraient-elles à cultiver un amour profond, sincère, inconditionnel, manifesté de manière appropriée à chaque instant ?

Plusieurs perspectives bouddhistes semblent appropriées et applicables :

  1. Notre union n’est pas éternelle. Elle prendra fin, que ce soit à cause d’un décès ou d’une séparation. Accepter cette réalité permet de vivre chaque moment ensemble avec intensité, authenticité et sincérité, sans prendre notre partenaire pour acquis·e.
  2. Notre partenaire va évoluer ; nous aussi. Considérer que les circonstances, la dynamique, les désirs, les besoins et les accords du début vont rester inchangés pendant toute notre vie commune devient de facto l’une des premières causes de séparation (quand le grand écart entre relation imaginée et relation réelle devient manifeste) ! Une union se vit au présent, pas au passé (des débuts). Elle se renouvelle instant après instant.
  3. Pratiquer la pleine conscience ? Le bouddhisme ne se résume pas à « vivre au présent » ; c'est beaucoup plus profond que la caricature faite par certaines interprétations modernes de la pleine conscience. La conscience juste inclut notamment la conscience des conséquences présentes de nos passés (par exemple en termes de trauma, de peurs ou de sensibilités particulières qui peuvent perturber l'harmonie) ainsi que la conscience des conséquences futures de nos comportements présents.
  4. Communiquer de manière juste ? Les enseignements bouddhistes mettent l'accent sur une communication bienveillante, honnête, et surtout constructive. Cela réduit les conflits, mais cela permet aussi à chacun·e de faire des choix éclairés —basés sur la réalité— et donc d'incarner sa liberté. Il vaut en particulier mieux savoir communiquer sur nos limites, fussent-elles temporaires, que les ignorer.
  5. Le bouddhisme enseigne l'interdépendance de tous les êtres. Nous et notre partenaire pouvons être des soutiens mutuels, nous aidant à grandir et à évoluer positivement ; le bouddhisme encourage une collaboration harmonieuse et une prise de décision consciente, plutôt que le sacrifice, l’effacement ou le martyre de l’un·e « pour » l’autre. L’interdépendance prend aussi en compte des cercles plus larges (dont les familles et les ex-, en particulier pour les familles recomposées), de manière aussi constructive et responsable que possible.
  6. Les pratiques bouddhistes cultivent la bienveillance et la patience, des qualités essentielles pour traverser les moments difficiles et renforcer notre lien. Vouloir le bonheur de l'autre, et présupposer que les remarques de l'autre partent d'une bonne intention, favorisent grandement la paix.
  7. En réalisant l'impermanence (des phénomènes extérieurs comme intérieurs), nous devenons plus flexibles et adaptables face aux changements inévitables de la vie. Nous apprenons à embrasser les transitions et à y voir des opportunités autant que des défis : l’impermanence n’est pas invariablement vers pire, elle peut aussi ouvrir vers meilleur.
  8. Prendre du temps pour méditer nous permet de prendre du recul sur les situations, de calmer notre esprit et de trouver nos pas suivants avec clarté et sérénité. Malheureusement, la méditation est souvent conçue comme se « [con]centrer » sur la respiration, pendant un vingtaine de minutes, éventuellement avec un fond sonore relaxant… En réalité, la vraie compétence cultivée devrait être celle de « revenir, » instantanément ; et certes, on peut revenir à notre respiration ou à un calme intérieur —ceci est parfois utile, voire nécessaire,— mais on peut aussi revenir à nos valeurs, à ce qu’on souhaite incarner, à l’éthique, à ce que la situation présente exige…

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Un mariage bouddhiste n'est pas seulement une cérémonie, c'est une approche de vie qui nous aide à naviguer les complexités de la relation avec sagesse et amour. Et, bien sûr, une telle approche fonctionne tout aussi bien pour une union sans cérémonie ! Il s’agit d’embrasser chaque moment, de cultiver une connexion profonde et authentique, et de grandir ensemble dans un esprit de respect et de soutien mutuel… Ceci semble plus nettement prometteur que l’attachement, la jalousie, les attentes irréalistes qui seront invariablement déçues, l’éloignement qui augmente et les incompréhensions qui s’accumulent au fil de l’évolution de chacun, les doutes, les cris, etc.

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Si votre union a déjà un passé conséquent, le choix s’offre à vous : la renforcer, la réparer après quelques turbulences, ou y mettre fin de manière bienveillante et pacifiée. Je serai heureux de vous accompagner dans une démarche positive, pour le bien de tou·te·s.

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Les qualités favorables à une relation épanouïe

Dans nos relations, cultiver des qualités favorables est essentiel pour établir une base solide et harmonieuse. Inspirées par les enseignements bouddhistes, ces qualités peuvent guider notre couple vers une vie plus satisfaisante.

Comprendre l'essence d’une union dans le bouddhisme

Pour les bouddhistes, une union ou un mariage n'est ni une fusion (où l’individu se perdrait) ni un simple arrangement de vies parallèles et séparées (dont aucun « commun » n’émergerait). C’est un partenariat d'égaux, où chaque partenaire contribue à nourrir la relation et à favoriser la croissance spirituelle de l'autre. C’est une occasion privilégiée de manifester les bons côtés et qualités de chaque personne, et de les cultiver plus avant ou d’en développer de nouveaux.

Mettre en place et maintenir une éthique

Les cinq préceptes bouddhistes jouent un rôle crucial dans la vie quotidienne, y compris dans un contexte d’union entre deux personnes. Ils servent de premiers engagements d’entraînement, basés sur l’abstention, pour incarner une vie morale et éthique :

  • s'abstenir d'ôter la vie ;
  • s'abstenir de prendre ce qui n'est pas donné ;
  • s'abstenir de commettre des inconduites sexuelles ;
  • s'abstenir de prononcer des paroles fausses ;
  • s'abstenir de consommer des intoxicants (causant l'inattention ou altérant le jugement).

La façon « affirmative » de voir ces premiers préceptes est de débuter notre engagement éthique par un don de sécurité aux autres : en premier lieu, nous nous engageons à protéger les autres de nos propres errements !

Cela est souvent perçu comme une « évidence ». Et pourtant… Les violences domestiques (physiques, sexuelles, psychologiques, financières, administratives), plus ou moins marquées, et les souffrances liées à l’infidélité sont très courantes. Elles sont si fréquentes, si partagées, qu’il serait douteux de penser que les dérives et erreurs sous-jacentes ne peuvent arriver qu’aux « autres ». Donc, plutôt que de se croire naïvement à l’abri, il est mieux d’en parler, et de cultiver délibérément et activement des attitudes favorables et constructives.

Et si nous évitons vraiment de causer des souffrances à l’autre, cela soutient alors une pratique de « pleine conscience », pour éviter également les tords et autres erreurs « par inadvertance ». Nous faisons attention !

En déclinant ces préceptes de manière appropriées, on peut donner corps à des relations confiantes, respectueuses, honnêtes et intègres… Ce ne peut qu’être favorable sur le long terme.

Il est d’ailleurs possible de considérer d’autres préceptes, plus nombreux et/ou plus ambitieux, pour aller encore plus loin dans une telle démarche.

Communiquer efficacement

La communication est l'un des piliers de toute relation saine. Le bouddhisme encourage notamment l'usage de la « parole juste », un des éléments du Sentier Octuple. Cela implique une communication ouverte, honnête, utile et bénéfique. Résoudre les conflits de manière respectueuse, et éviter la colère et les paroles dures, contribuent à une atmosphère de paix et de compréhension. À l’inverse, la dissimulation, le mensonge, la manipulation, la calomnie ou la méchanceté, ne font qu’envenimer les choses, tout comme la compétition, la comparaison, les rumeurs… Cultiver la « pleine conscience » de nos mots et de leurs conséquences est très utile, mais un vœu pieux ne suffit pas, cela nécessite un travail sur soi.

Ajuster les attentes

La nature impermanente de la vie et des relations est un principe fondamental du bouddhisme. En reconnaissant que le changement est inévitable, notre couple peut ajuster ses attentes, et ce de façon régulière et délibérée. Accepter l’impermanence permet de mieux gérer les défis et de renforcer la résilience du couple.

Si nous ignorons l’impermanence, notre relation sera avec un souvenir fixe (souvenir d’une réalité passée ou, pire, d’une vieille idéalisation / projection) ; notre réponse au présent en fonction du passé risque fort d’être décalée, inadaptée. Puisque la réalité s’imposera à nous dans tous les cas, mieux vaut l’accueillir en temps et en heure, et avec grâce, que prétendre y échapper puis souffrir lors du contre-pied.

Accompagner le changement est toujours plus favorable que nier la réalité et se réfugier dans des illusions. On peut noter ici qu’il ne s’agit pas de se résigner à une réalité insatisfaisante, mais de prendre la réalité telle qu’elle est, quelle qu’elle soit, comme « point de départ » réel d’un parcours réel. Plutôt que d’espérer d’autres circonstances (qui ne viendront peut-être jamais), plutôt que de « subir » passivement, nous pouvons alors prendre nos responsabilités, et démarrer ici et maintenant les efforts pour faire émerger et renforcer le changement positif que nous souhaitons.

Le karma dans les relations

Comprendre le concept de cause et effet (kamma / karma) dans le cadre des actions et décisions au sein du couple est essentiel. Chaque action et intention a des conséquences, immédiates ou à long terme. Cultiver des intentions et des actions positives favorise une relation harmonieuse. La reconnaissance des schémas karmiques négatifs permet de les corriger et de prévenir leur récurrence.

Rôles et responsabilités

Les discussions sur les rôles et les responsabilités dans le mariage sont cruciales. Chaque partenaire doit avoir une vision claire de son rôle tout en restant flexible et ouvert à l'évolution. Cette compréhension mutuelle aide à éviter les malentendus et à renforcer le partenariat.

Faire face aux défis

Les défis, qu'ils soient financiers, familiaux ou personnels, sont inévitables. En les abordant avec les enseignements bouddhistes, notre couple peut développer des stratégies pour les surmonter de manière constructive et pacifique. Cela inclut la préparation mentale et émotionnelle pour faire face aux difficultés ensemble.


En cultivant ces qualités et en alignant leur relation avec les principes bouddhistes, notre couple peut non seulement construire une relation amoureuse, mais aussi spirituellement enrichissante et durable.

Les conseils trouvés dans les premiers suttā

Les enseignements du Bouddha sur le mariage illustrent à merveille comment une sagesse millénaire peut guider nos relations quotidiennes. Ils montrent que le chemin d’une vie conjugale harmonieuse passe par la pratique de valeurs éthiques et spirituelles, une communication authentique et le respect mutuel. En s’appuyant sur divers suttā, le Bouddha aborde le mariage sous plusieurs angles complémentaires.

D'une part, le Mallikā sutta (SN 3.8) nous rappelle que, pour un être non éveillé, personne n’est plus cher que soi-même. Ce constat, qui peut paraître frontal, fonde la version bouddhiste de la « règle d’or » et insiste sur l’importance de ne pas blesser autrui —que ce soit par gestes, paroles ou pensées— puisqu’il est acquis que ce sera mal reçu, donc résultera en mauvaise volonté, représailles, et autres phénomènes peu propices au bien-être commun.

En complément, la conception bouddhiste du kamma / karma (principe de cause-à-effet éthique) est fondamentalement individuelle. Ainsi le Dhammapada (v.165) rend explicite qu’on ne peut jamais blâmer l’autre pour nos mauvaises actions, nos mauvais mots, ou nos mauvais choix. Quoi que fassent nos partenaires, nous restons responsables de nos réactions et réponses. Et, inversement, inutile de tenter de changer les autres (même pour les améliorer ou les sauver) : nous ne sommes pas une simple marionnette de nos partenaires, et ne devons pas non plus essayer de les y réduire !

Cette approche se trouve renforcée par l’enseignement du Karaniya Metta sutta (Sutta Nipāta 1.8), qui nous invite à cultiver une bienveillance universelle. En étendant cet amour inconditionnel à nous-mêmes et aux autres, nous posons un socle solide pour des relations empreintes de compassion et de respect. Nous pouvons participer à l’émergence d’un contexte favorable, d’un progrès commun, mais en ne niant ni l’autonomie ni la liberté individuelles.

Dans le Sigalovada sutta (DN 31) et l’Uggaha sutta (AN 5.33), le Bouddha expose les devoirs réciproques au sein du couple, insistant sur le partage des responsabilités, la fidélité et le respect mutuel. Le Nakulamātā sutta (AN 8.48) complète cette vision en soulignant l’importance de qualités telles que la gentillesse et la patience pour soutenir mutuellement les partenaires face aux aléas de la vie.

Pour renforcer l’harmonie conjugale, le Bouddha encourage le partage de valeurs communes et l’évolution spirituelle. Le Paṭhamasamajīvī sutta (AN 4.55) et le Paṭhamasaṁvāsa sutta (AN 4.53) rappellent qu’un mariage épanoui repose sur l’égalité en foi, vertu, générosité et sagesse. Le Mallikādevī sutta (AN 4.197) met en garde contre les mauvaises valeurs qui, par le kamma, peuvent aussi bien altérer la vie présente que conduire à des renaissances défavorables. Dans ce contexte, le Parabhava sutta (Sutta Nipāta 1.6) offre également une liste des comportements à éviter —tels que l’égoïsme, la colère et l’avidité— qui mènent à la détérioration des relations. Par ailleurs, le Sappurisa sutta (AN 5.42), le Sukhamala sutta (AN 3.38) et le Hatthaka sutta (AN 3.34) nous incitent à cultiver des qualités telles que la simplicité, un discours aimable et l’équité, favorisant ainsi une progression commune sur le chemin spirituel.

Sur le plan matériel, le Bouddha ne néglige pas l’importance d’une gestion responsable des ressources. Dans l’Anana sutta (AN 4.62), il est conseillé de vivre selon ses moyens et de planifier ses dépenses afin d’éviter les tensions financières. L’Adiya sutta (AN 5.41) va plus loin, en soulignant la valeur de la générosité : partager nos ressources, notre temps et notre attention pour le bien-être de la famille et de la communauté contribue à instaurer un climat de confiance et de soutien mutuel. Le Maṅgala sutta (Khuddakapatha 5 / Sutta Nipāta 2.4) complète ces enseignements en énumérant les conditions propices à une vie heureuse, parmi lesquelles l’harmonie familiale et la conduite éthique tiennent une place essentielle.

La communication, pilier de toute relation durable, est également au cœur des enseignements. L’Abhaya sutta (AN 4.184) nous exhorte à pratiquer la parole juste —s’exprimer avec précision, honnêteté, bienveillance et au moment opportun. De plus, le Bhikkhu sutta (SN 17.30) met en garde contre la poursuite excessive de gains matériels qui pourrait nuire à nos relations affectives.

Enfin, le Bouddha aborde la question de l’attachement et de l’impermanence avec une grande lucidité. Le Piyajatika sutta (MN 87) nous avertit qu’en raison de l’impermanence, les êtres chers peuvent être autant sources de joie que de souffrance si l’on s’y attache de manière possessive. Le Paṭhamaidhalokika sutta (AN 8.49) nous enseigne que l’amour véritable consiste à souhaiter le bonheur de l’autre sans le conditionner à notre propre bien-être, permettant ainsi d’accepter le changement et de vivre chaque relation comme un processus de co-évolution.

Pour parachever ce tableau, le Nakula sutta (AN 6.16) illustre la valeur de l’autonomie et de la confiance au sein du couple. Le Bouddha y célèbre la capacité de chacun à subvenir à ses besoins matériels tout en poursuivant son chemin spirituel, montrant ainsi que l’amour véritable repose sur la liberté et l’égalité —loin de toute forme de dépendance ou de domination.


En somme, en intégrant ces enseignements —allant de la bienveillance universelle et des conseils pour éviter les comportements destructeurs à la gestion responsable des ressources, en passant par une communication juste et le partage de valeurs communes— la vie de couple se présente comme un chemin de co-progression, de soutien mutuel et de libération de la souffrance.

Moult personnes blâment leur partenaire pour leur malheur et cherchent à s’épanouir à l’extérieur. L’épanouissement extraconjugal se présente sous de nombreuses formes : l’infidélité, le travail, un passe-temps, l’amitié, les réseaux sociaux ou des substances altérant leur jugement… La réponse à leur difficulté se trouve pourtant rarement à l’extérieur de leur relation ; en général, elle se trouve à l’intérieur. La clé du succès dans une relation n’est pas de trouver la bonne, ou une autre, personne ; c’est d’apprendre à bien aimer la personne que nous avons trouvée.

Ces conseils conjugaux du Bouddha, toujours pertinents même si certains doivent être mis à jour dans le contexte présent (certains progrès étant sociétalement acquis, les pas suivants ne sont plus les mêmes : évitons le sur-place), offrent une vision claire et pragmatique pour construire des relations solides, harmonieuses et profondément épanouissantes. Sans surprise, ces conseils n’ont rien à voir avec une vision transactionnelle ou consumériste de la relation, avec l’instrumentalisation de l’autre, ou avec la recherche ininterrompue de plaisirs éphémères.

Être ensemble… sans être ermites ?

À première vue, il est aisé d’associer la pratique bouddhiste à l’image de moines vivant dans des monastères retirés, ou de méditants solitaires fuyant l’agitation du monde. Il est tout autant banal de penser que, pour « s’accomplir » spirituellement, le célibat —voire la solitude— constituerait la principale voie.

Et pourtant, le Bouddha a aussi enseigné à des dirigeants, à des professionnels, ou à des personnes avec famille, en prenant soin de leur prodiguer des conseils adaptés à leur réalité quotidienne. La difficulté de mener une vie spirituelle au milieu d’autres engagements n’était pas niée, mais elle n’était pas non plus décrite comme insurmontable. Nous pouvons développer une pratique forte, tout en étant pleinement engagés dans la société et dans nos relations.

Comment concilier vie à deux et pratique spirituelle ?

On pourrait s’imaginer que la vie de couple, parfois chargée d’obligations, de contraintes ou de conflits, constitue un obstacle à la spiritualité. En réalité, le quotidien, y compris conjugal, est un terrain de pratique privilégié :

  • nous sommes mis·es au défi en permanence : la patience, la bienveillance, la parole juste se confrontent à des situations réelles et parfois délicates ;
  • notre partenaire sert de miroir : nous découvrons, parfois malgré nous, nos attachements, nos conditionnements, nos angles morts ;
  • nos engagements, nos impératifs familiaux (enfants, proches à soutenir…), notre travail, tout cela vous offre autant d’occasions de cultiver la présence et la conscience.

Certes, l’isolement peut offrir un calme extérieur, mais si l’esprit est agité ou encore chargé de croyances limitantes, ce calme apparent ne résout pas la racine du mal-être. Au contraire, vivre en couple nous confronte à nos impulsions, à l’impermanence des circonstances, aux émotions de l’autre comme aux nôtres, nous invitant ainsi à une vigilance de chaque instant.

Vivre dans le monde… sans s’y perdre

Vivre en société, de surcroît en couple, ne se réduit pas à se « distraire » ou à s’enfoncer dans des routines mécaniques :

  • la méditation n’est pas seulement l’affaire d’une demi-heure quotidienne, assis·e sur un coussin : c’est la pratique de « revenir » au présent, à l’éthique, aux valeurs que nous souhaitons incarner. Nous pouvons —et même devrions— le faire au beau milieu d’un échange tendu, d’une crise familiale ou d’un moment de joie partagée ;
  • les cinq préceptes (ou d’autres ensembles de préceptes, selon les traditions) jouent un rôle concret dans le foyer. Qui peut nier que le fait de s’abstenir de violence (verbale, psychologique, physique…) puisse contribuer au bonheur familial ? Qui peut nier que la sincérité et la fidélité (ou l'honnêteté, dans les relations non-exclusives), procurent un sentiment de sécurité, de confiance et de paix intérieure ?

Bien sûr, tout ceci ne signifie pas qu’il faille s’agripper de manière possessive à l’autre. L’enseignement bouddhiste met en garde contre l’attachement nocif, la jalousie, le désir de contrôler. Être en couple n’empêche pas de cultiver la non-possessivité, de laisser l’autre libre de changer (et soi aussi), et d’explorer ensemble ce que signifie « co-évoluer ».

Une occasion d’approfondir la sagesse

Le monde ne manque pas de sollicitations, et on peut avoir la tentation de surcharger sa vie de couple (sorties, distractions, plans…), ou de la réduire (cloisonnements, repli sur soi). Une approche bouddhiste propose d’explorer la voie du milieu : ne fuir ni dans l’ascèse extrême, ni dans l’excès de consommation ou de divertissements. Ainsi :

  • nous apprenons à déceler les conditionnements qui nous poussent à chercher à tout prix la facilité ou le plaisir immédiat, ou à rejeter ce qui nous déplaît ;
  • nous mettons la bienveillance et l’écoute au cœur de nos interactions ;
  • nous constatons, dans la vie commune, ce qu’est vraiment l’impermanence : nos humeurs, nos goûts, nos sentiments évoluent —et ceux de notre partenaire aussi. Apprendre à surfer sur ces vagues en gardant notre équilibre tient presque de l’art, lequel s’acquiert jour après jour.

Un foyer comme lieu de pratique

En somme, l’idée que le couple serait un frein à la pratique est un préjugé. Le couple peut même constituer un tremplin pour approfondir la pratique :

  • c’est un engagement concret, demandant de la régularité, de la vigilance et de la clarté dans nos intentions ;
  • c’est un laboratoire pour tester en direct les principes de la non-violence, de la modération, de la patience, de la compassion ;
  • c’est un espace pour expérimenter pleinement l’interdépendance, quand nos actes, nos choix, nos émotions ont un impact sur l’autre, et inversement.

Songez qu’il n’est pas nécessaire de s’isoler dans une forêt ou de vivre en ermite pour cultiver la paix, la lucidité et la bonté. Établir un foyer, une famille, tout en restant connectés à nos valeurs, est un défi d’une grande richesse. Naviguer l’impermanence à deux (ou plus, avec les enfants et les animaux) peut devenir une source de joie profonde… à condition d’y apporter l’attention, la sincérité et l’esprit d’ouverture qui caractérisent une pratique authentique.

Nous pouvons nous engager dans une relation nourrissante, tout en poursuivant un chemin spirituel vivace et soutenu. La force et la beauté de la pratique viennent de son application là où nous sommes, ici et maintenant, et de son adaptation à chaque situation de la vie quotidienne.

Tantra

Le terme « tantra », lorsqu’on l’aborde depuis les enseignements du Vajrayāna —et en particulier selon la perspective Nyingma— évoque un domaine bien plus vaste et profond qu’une simple méthode pour éveiller la sexualité ou la sensualité. Il s’agit avant tout d’une approche de transformation intérieure, laquelle mobilise le corps, la parole et l’esprit pour faire émerger la sagesse inhérente à chacun.

Le Guhyagarbha Tantra et d’autres références fondamentales

Au sein de la tradition Nyingma, le Guhyagarbha Tantra est l’un des textes majeurs de la catégorie dite « Mahā‑yoga ». Il expose la vision, la méditation et la conduite proprement tantriques, soulignant notamment comment les émotions, loin d’être supprimées, peuvent être sublimées pour favoriser l’éveil.

D’autres textes relèvent de la sphère du Dzogchen (Grande Perfection), qui est généralement considérée comme le sommet de l’enseignement Nyingma. Bien qu’il ne s’agisse pas exactement d’un tantra « classique », le Dzogchen prolonge la même logique de reconnaître l’essence lumineuse de l’esprit, sans rejet ni saisie, incluant toutes les expériences comme autant d’expressions de la clarté primordiale.

Loin des clichés d’une simple « sexualité sacrée »

Si certaines pratiques tantriques font allusion à l’union entre principes masculins et féminins, cela ne se limite pas à un rituel sexuel. Dans la tradition Nyingma, cette « union » symbolise avant tout la conjonction de la compassion et de la sagesse, ou encore de l’habileté (upāya) et de la vacuité (śūnyatā).

Les textes, comme le Guhyagarbha Tantra, expliquent que toute dualité —y compris entre soi et l’autre, ou entre pureté et impureté— est, en dernière analyse, une illusion à transcender.

Les pratiques peuvent prendre des formes rituelles, avec des visualisations détaillées de divinités, de máṇḍalāḥ, et le recours à des mántrāḥ, mais chacune de ces formes vise la reconnaissance de la nature de l’esprit, qui est ouverte, vaste, et sans limites.

La sexualité, un support possible… mais pas obligatoire

Le tantrisme n’est pas un enseignement restreint à une « sexualité sacrée ». Bien au contraire, un grand nombre de lamas et de yogis tantriques (y compris dans les lignées Nyingma) ont pratiqué le célibat, ou ont mené une vie simple, sans se focaliser sur l’aspect sexuel.

Quand la sexualité est abordée comme support, ce n’est jamais pour satisfaire un désir brut ou pour rechercher un plaisir éphémère : c’est plutôt pour reconnaître en direct que l’énergie —qu’elle soit sensorielle, émotionnelle ou mentale— peut être canalisée et reconnue dans sa dimension éveillée.

Les textes précisent que de telles pratiques demandent non seulement un enseignant compétent, mais aussi une solide assise éthique et contemplative (via le ngöndro — pratiques préliminaires tantriques), sans quoi on risque de confondre élan spirituel et simple désir.

Dzogchen : la perfection intrinsèque

Parallèlement, la voie du Dzogchen (ou voie directe de la « grande perfection »), que de nombreuses autorités Nyingma comme Longchen Rabjam (ou Longchenpa) ont magistralement commentée, met l’accent sur la nature déjà parfaite de l’esprit. Les approches de trekchö (trancher net) et de thögal (franchir le sommet) visent à reconnaître directement et sans artifice cette perfection originelle.

Ici, le couple, la famille, la société, la nature… tout est support de « connaissance éveillée », pour autant qu’on ne s’y enferme pas dans la saisie.

Le tantrisme et le Dzogchen partagent cette volonté de transformer « poisons » (émotions perturbatrices, attachements…) en « sagesses ». Mais là où le tantra déploie un foisonnement de symboles et de rituels, le Dzogchen propose souvent une vue plus directe, sans intermédiaires.

Intégrer le tantra dans la vie de couple

Appliqué au quotidien, le tantra bouddhiste peut amener un éclairage singulier sur la vie de couple, en soulignant que chaque situation (conflit, complicité, désir, frustration…) est autant d’occasions de cultiver la présence lucide.

Au lieu de considérer les émotions comme des pièges, on les reconnaît comme des énergies brutes à polir, à clarifier.

L’autre devient non pas un simple objet de désir ou de rejet, mais un partenaire de pratique, un miroir pour mieux saisir où nous en sommes sur la voie.

Toutefois, un tel engagement demande une grande intégrité, l’appui de valeurs éthiques claires, ainsi qu’une compréhension authentique du chemin Vajrayāna.

Une voie puissante, exigeante et libératrice

Le tantra, notamment dans la tradition Nyingma, n’est pas un raccourci facile vers l’illumination : il repose sur un équilibre complexe entre vision juste, méthodes adaptées, et intégration dans la vie quotidienne. Bien compris, il révèle un immense potentiel de libération, transformant nos habitudes mentales et nous rappelant que la sagesse n’a rien à rejeter —elle embrasse la totalité de l’expérience pour mieux en révéler la luminosité naturelle.

Vœux

Lorsque l’on entend parler de « vœux », on pense souvent à de grandes promesses solennelles formulées lors d’une cérémonie. Pourtant, si l’on s’inspire du bouddhisme, ces vœux se veulent moins de simples déclarations idéales que des engagements concrets, nourris par une compréhension lucide de l’impermanence et de l’interdépendance. L’amour qui s’y exprime ne prétend pas à l’éternité, mais à la sincérité d’instant en instant, précisément parce que tout est voué à changer.

Plutôt que de s’en remettre à des formules convenues, un couple bouddhiste peut formuler des vœux qui reconnaissent pleinement la responsabilité de chacun. L’idée n’est pas d’exiger que l’autre « nous comble », mais de s’impliquer activement dans ce qui favorise l’équilibre et la sérénité à deux. Les engagements échangés soulignent dès lors la nécessité d’une communication ouverte, où la sincérité ne verse pas dans la cruauté, et où le souci de la bienveillance l’emporte sur toute volonté de contrôle ou de manipulation.

Dans cette optique, souligner l’inévitabilité du changement n’a rien de pessimiste : au contraire, c’est un rappel que chaque moment peut être saisi pour renouveler l’affection, la patience et la gratitude. Il ne s’agit pas d’ignorer les conflits, mais de les accueillir comme des opportunités de croissance, des occasions de pratiquer la parole juste et l’écoute sincère. Ainsi, les vœux deviennent davantage qu’un simple rituel : ils se muent en boussole pour préserver, jour après jour, la vitalité et la profondeur de la relation.

Au lieu d’une promesse « pour l'éternité » (y compris dans l'au-delà), un couple ancré dans la pratique bouddhique peut, par exemple, préciser : « Avec pleine conscience et respect, je m’engage à te soutenir et à prendre soin de notre lien, tant que notre chemin se poursuit côte à côte. » Cette formule a l’avantage d’assumer qu’un jour une séparation (peut-être la mort, mais pas forcément) viendra bouleverser la donne ; loin de fuir cette perspective, elle réaffirme l’importance de cultiver maintenant l’attention et la gentillesse réciproques.

Pour que ces vœux ne restent pas de simples intentions, il est souvent très utile de les définir (ou de les réviser) avec un pratiquant expérimenté ou un enseignant. Un accompagnement extérieur apporte clarté, recul et conseils concrets ; il garantit également que les engagements ne dérivent pas vers un excès d’attentes idéalisées, ou qu’ils ne soient pas vidés de leur substance sous le poids des habitudes. Ainsi, la relation se construit sur des bases à la fois réalistes et inspirantes, à la lumière des principes bouddhistes qui valorisent à la fois la lucidité, la compassion et la liberté.

མི་བསྐྱད་རྡོ་རྗེ་
portrait Denis

Denis Wallez est devenu bouddhiste à l’adolescence. Les différentes philosophies lui semblaient peu applicables jusqu’à ce qu’il découvre un livre d’Alan Watts présentant le bouddhisme Zen (禅) ; quand il lut que le Bouddha partait du constat « la vie est insatisfaisante », Denis sut qu’il avait enfin trouvé une philosophie avec un langage de vérité et se préoccupant de nos expériences, de nos vécus. À 18 ans, il participait à ses premières méditations formelles en groupe.

Tout diplômé qu’il soit d’une des meilleures écoles françaises d’ingénieurs, Denis attribue une part de ses succès pendant sa carrière internationale aux principes bouddhistes plutôt qu’à ses compétences scientifiques : prendre soin de ses équipes, de ses pairs et de ses clients, mène « naturellement » à certains résultats positifs !

Par ailleurs, rien de tel que de côtoyer certains sommets des multinationales ou de l’État pour constater par soi-même que l’argent, l’envie, l’aversion, la comparaison, la compétition ne font pas le bonheur des personnes concernées.

Denis en zazen, tête rasée

Denis est « autorisé » de manière traditionnelle à enseigner le Dharma, depuis 2012, par une ancienne nonne de l’école coréenne Sŏn (선).

Après de nouvelles études (Master) en philosophie bouddhiste dans une université thaï (avec un rapport de fin d'études sur le bouddhisme japonais), Denis a également suivi des formations en santé mentale et en gestion des traumas.

Il a aussi étudié le Pāḷi, pour pouvoir lire les textes de la tradition Theravāda (la plus ancienne) par lui-même.

Il continue de suivre de nombreux enseignements (bouddhistes ou pas —par exemple sur le droit de la laïcité en France, ou l'aumônerie en milieu hospitalier), pour approfondir ses compétences et toujours mieux répondre aux personnes qui le contactent.

Il est suffisamment formé pour fournir une supervision professionnelle (étude de cas, positionnement…) à des psychologues.

Denis fraichement ordonné

Denis est désormais ordonné « ngakpa » (སྔགས་པ་) dans l’école Nyingma (རྙིང་མ་), par un lama reconnu (Glenn Mullin). Son nom d'ordination est Mikyö Dorje (མི་བསྐྱོད་རྡོ་རྗེ་).

Fort de cette vaste assise intellectuelle et de cette longue pratique des enseignements, et avec plus d'une décennie d'expérience comme enseignant (en français et en anglais, en France comme sur internet, en présentiel ou en distanciel, en groupe ou en individuel), Mikyö Dorje propose un accompagnement philosophique, psychologique et spirituel, basé sur les sagesses bouddhistes comme sur les savoirs occidentaux (scientifiques et philosophiques) récents.

Son approche combine connaissances modernes, rigueur, tradition et créativité. Tel un maître tiré d'un gong'an (공안) du Sŏn (선) coréen, ou un nyönpa (སྨྱོན་པ་) tibétain, Mikyö Dorje n’a pas peur de l’originalité —quand celle-ci peut s’avérer utile et bénéfique aux autres.

Mikyö Dorje tente de répondre aux besoins spécifiques de chaque couple, allant des consultations prénuptiales (aidant notamment à la rédaction de vœux modernes, réalistes et utiles plutôt que de belles promesses creuses) jusqu'à un accompagnement dans la durée pour les couples qui souhaitent intégrer les pratiques bouddhistes dans leur vie quotidienne et sentimentale, en passant par la gestion de crise.

Si vous cherchez à retrouver la paix dans vos relations ou à explorer une approche plus spirituelle et philosophique du mariage, le calme et la bienveillance bouddhistes constituent un atout.

Aucun sujet n’est tabou, de la sexualité à la répartition des tâches, en passant par les non-dits, l’argent, la peur de la solitude, les violences, les troubles de l’attachement ou le poids de traumas passés. Couple, trouple, relation ouverte éthique … Toute orientation sexuelle… Mikyö Dorje encourage la tolérance, la résilience, une communication authentique et respectueuse, la patience et l’acceptation des évolutions du couple. Sa vision bienveillante offre un soutien précieux pour chaque étape d'une relation ; sa clarté et des propos directs rendent ses conseils réellement applicables, si vous vous en saisissez.

Comment vivre en harmonie avec le monde, si nous ne savons déjà pas cultiver l’harmonie au sein de notre foyer ? La pratique réelle commence toujours là où on est, au lieu de « plus tard » ou d’« ailleurs ».

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FAQ

Faut-il « être » bouddhiste ?
  Non. Les outils sont universels ; ils puisent dans le bouddhisme pour leur cohérence et leur profondeur, et pour disposer d'un vocabulaire pertinent, mais ils sont présentés de façon laïque. Ils s'appuient sur le pragmatisme et la réalité, sur ce qui marche, et non pas sur des doctrines ou des croyances obligatoires. Aucun exercice ni piste de réflexion n'est imposé ; l'accompagnement ne s'appuie que sur des propositions, à vous de choisir ce dont vous vous saisissez.

Que faire si mon/ma partenaire hésite ?
  Commencez par vous-même. Karmiquement, l’amélioration résulte principalement d'une contribution individuelle : clarifier vos besoins, adopter une communication plus juste et réguler vos propres émotions change déjà la dynamique du couple. Attendre que la solution vienne « d'abord » de l'autre est de toute façon perdu d'avance. L’accompagnement peut donc être suivi en solo, ou suivi individuellement (chacun·e de son côté, plutôt qu'en couple : une personne peut alors entendre de s'exprimer plus ouvertement tandis que l'autre reçoit la suggestion d'écouter plus, par exemple, et chacun·e repart alors avec un conseil à appliquer soi-même plutôt que quelque chose à attendre de l'autre).

Combien de temps avant d’observer des changements ?
  La plupart des couples ressentent déjà un mieux dès la 2ᵉ séance : prise de conscience mutuelle, tensions désamorcée plus rapidements, meilleure communication… Selon la sitation de départ, une stabilisation durable requiert toutefois plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Y a-t-il un engagement de durée ?
  Aucun. L’accompagnement se fait séance par séance, selon les progrès et les difficultés, sur mesure ; vous pouvez arrêter quand vous le souhaitez, sans pénalité ni justification. Vous ne réglez que les séances effectuées, et vous êtes libres de reprendre plus tard si vous le désirez.

Existe-il une réduction pour 2 accompagnements individuels, plutôt qu'un seul accompagnement de couple ?
  L'accompagnement individuel (chacun·e de son côté) permet que chacun·e reçoive un conseil à appliquer soi-même. Et cela évite surtout d'entendre un conseil donné à l'autre… avec le risque de l'instrumentaliser contre l'autre, ou de l'attendre de l'autre. En général, attendre un changement de l'autre (changement qui ne vient jamais, car chacun·e attend que l'autre commence) est une erreur fréquente de couple ; mieux vaut l'éviter délibérément. Si chacun·e prend sa part propre, cela fonctionne souvent mieux.
  Pour ne pas simplement doubler le coût pour le couple, une réduction de 25% est offerte à chacun·e —soit une double prise en charge pour 150% du prix d'une simple prise en charge, au lieu de 200%.

Une cérémonie bouddhiste est-elle légale en France ?
  Oui, à condition qu’elle ait lieu après le mariage civil (article 433-21 du Code pénal). La cérémonie religieuse n’a pas de valeur légale ; elle symbolise et célèbre, pour vos proches et pour vous-mêmes, votre engagement éthique et spirituel.

Des exemples de vœux pour un mariage bouddhiste sont-ils disponibles, sans passer par l’accompagnement ?
  Oui. Vous pouvez obtenir un PDF « Vœux bouddhistes », avec un exemple de vœux complets ainsi que les explications associées aux différents points spécifiquement « bouddhistes ». Pour cela, merci d'en faire la demande via le formulaire de contact. Notez qu'un paiement de 49€ vous sera demandé, suite aux abus de gens qui comptent sur la générosité des autres sans cultiver cette qualité eux-mêmes. Si vous décidez ensuite de bénéficier d’un accompagnement personnalisé, par exemple pour personnaliser lesdits vœux, ce montant sera intégralement déduit de la première séance.

Les enseignements bouddhistes, le Dharma, ne sont-ils pas censés être gratuits ?
  En effet ! Mais la générosité est censée être également cultivée par toutes les parties concernées ; ainsi, les laïques fournissent nourriture, vêtements, logement et soins médicaux aux membres ordonné·e·s de la Sangha, qui en retour fournissent enseignements et soutien pastoral (que les circonstances soient plaisantes, telles une union, ou déplaisantes, telles l'angoisse, la maladie ou un décès) sans compter leurs heures.
  Malheureusement, en cette période de recherche de « gratuit » sur internet, nombre de laïques semblent exiger la générosité des autres, sans cultiver la leur. Dès lors, deux options s'offrent à vous : 1. soutenir Mikyö Dorje « inconditionnellement » (c–à-d. sans lien avec votre demande personnelle du moment), et bénéficier alors vous-mêmes de la disponibilité d'un ngakpa ordonné, gratuitement, quand les circonstances le demandent… ou 2. acheter un service / raisonner en transaction. Les promesses creuses, de soutien « futur », ne peuvent malheureusement plus être acceptées.

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« anumati » ?
anumati
nom féminin en Pāḷi [anu + √man + ti]
= consentement, permission, approbation, accord, assentiment

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Secret pastoral

Deux arrêts de la cour de cassation intègrent le secret de la confession au secret professionnel, ils datent du 30 novembre 1810 et du 4 décembre 1891 : le premier (affaire Laveine) consacre l’inviolabilité du « sceau de la confession » dans le secret professionnel ; le second (rapport Salantin, concl. Baudoin) étend la protection à toutes les confidences reçues « à raison du ministère [sacerdotal] », pas seulement celles couvertes par le sacrement.

La jurisprudence (notamment Bordeaux, 27 avril 1977) a déjà étendu la règle à d'autres cultes que l'Église Catholique, et le bouddhisme ayant une place d'ores-et-déjà reconnue (p.e. avec des aumôniers en prison), il n'y a pas d'ambiguïté sur l'applicabilité du secret de la confession au bouddhisme.

Il est à noter que le secret n'est pas non plus optionnel : le 17 décembre 2002, la chambre criminelle de la Cour de cassation a bien parlé (n° 02-83.679) de « l’obligation imposée aux ministres du culte de garder le secret des faits dont ils ont connaissance dans l’exercice de leur ministère ».

L’article 226-13 du Code pénal, qui concerne le secret professionnel, indique que « la révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’1 an d’emprisonnement et de 15.000€ d’amende ».
Cependant, l’article 226-14, §1er, du même code, indique que l'article 226-13 n'est « pas applicable dans les cas où la loi impose ou autorise la violation du secret » (notamment pour protéger des personnes vulnérables). Et l'article 223-6, sans exception liée au secret professionnel, assure que « quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l’intégrité corporelle de la personne s’abstient volontairement de le faire est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75.000€ d’amende » (7 ans et 100.000€ d’amende si la victime est un mineur de quinze ans).

Pour certains élèves, c’est mieux… parce que les discussions impliquent de parler de drogues ; pour d’autres, de violences ; etc. Dans tous les cas, je préfère m’assurer (à l’avance) que ça ne peut pas leur retomber dessus par inadvertance, et j’essaye donc de migrer tout le monde vers une plateforme moins espionnée que les grandes plateformes de Meta, Google & co. J’essaye aussi de ne pas envoyer des données aux USA ou en Chine…

Ceci explique l'usage de la plateforme Element basée sur le protocole Matrix. Pour me contacter, installez l'app' Element X (sur téléphone, tablette ou ordinateur) puis envoyez un message à @mikyo_dorje:matrix.org (cliquer ici devrait vous éviter d'avoir à me chercher). Bien sûr, si cela est possible, nous pouvons aussi travailler face-à-face.

Puisque la cour de cassation (n° 02-83.679 déjà cité) considère que « l’obligation imposée aux ministres du culte de garder le secret (…) ne fait pas obstacle à ce que le juge d’instruction procède à la saisie de tous les documents pouvant être utiles à la manifestation de la vérité », je travaille aussi « de mémoire » principalement, c-à-d. sans notes. Ceci évitera le débat sur un éventuel « motif légitime » de refus, le cas échéant. Par contre cela limite le nombre de personnes avec qui je travaille simultanément, même si j'ai une bonne mémoire ; donc prenez contact rapidement si vous souhaitez un accompagnement, tant que j'ai encore de la disponibilité.

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Contact

Par souci d'assurer le secret pastoral, j'utilise la plateforme Element, basée sur le protocole Matrix, comme expliqué en détail dans la FAQ. Pour me contacter, installez l'app' Element X (sur téléphone, tablette ou ordinateur) puis envoyez un message à @mikyo_dorje:matrix.org (cliquer ici devrait vous éviter d'avoir à me chercher).

À défaut, vous pouvez envoyer un email ci-dessous, sans garantie de forte confidentialité.



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